Programme politique approuvé par le 2éme Congrès du Parti de Gauche d’Iran (Fédayin du Peuple)

 

    Notre pays a besoin d’un changement fondamental

    Soyons unis !

    Lors de son premier congrès, le Parti de Gauche d’Iran (Fédayin du Peuple) a défini sa stratégie en analysant les situations politiques du pays. Il a décidé de sa politique envers les forces sociales et politiques. Conformément aux "lignes générales du programme du parti" adaptées à ce congrès et à l'évolution de la situation politique, économique et sociale et à l'évaluation des actions de la République islamique d'Iran (RII). En deux congrès, le parti a mis en œuvre ses politiques, fait des propositions et réalisé les différents aspects de sa stratégie de sortie de la situation actuelle du pays.

     

    Notre parti insiste fortement sur la nécessité impérative d'un changement fondamental de la structure politique du pays. Il a soigneusement analysé la situation politique du pays en évaluant les tensions internes de la République islamique et les protestations et le rejet généralisés du gouvernement et de sa volonté de domination. Notre objectif est la transition pacifique de la République islamique vers une République démocratique laïque en Iran. Notre stratégie pour y parvenir est toujours basée sur la montée des mouvements sociaux et des protestations civiques, la mobilisation des forces politiques et sociales par le biais de grèves, de protestations et de désobéissance civile . Nous continuerons à travailler pour renforcer et consolider la solidarité entre les différents aspects du mouvement populaire.

     

    Compte tenu de la nécessité de profonds changements structurels dans le pays, nous nous efforçons d'obtenir le consensus et l'accord les plus larges pour la transition de la République islamique. Nous efforçons de former un point de convergence pour les forces républicaines et démocratiques laïques. Cependant, nous sommes résolument opposés à toute ingérence étrangère ou à toute tentative de gouvernements étrangers de créer une alternative au régime. Nous efforçons de créer un terrain d'entente sur les principes démocratiques, tels que le pluralisme, les élections libres, la primauté du résultat des urnes, le vote et la formation d'une assemblée constituante chargée de rédiger la constitution, afin d'ouvrir la voie à une transition non violente de la République islamique.

     

    Approfondissement de la crise politique

     

    Le bilan de la République islamique durant cette période peut être résumé comme l'approfondissement de crises de plus en plus interdépendantes. Ces dernières années, la situation économique du pays s'est considérablement détériorée.

     

    Le pouvoir a continué à réprimer les protestations populaires. Les arrestations, condamnations, exécutions et meurtres de militants politiques et civils se sont poursuivis. La République islamique a continué de restreindre l'accès des citoyens à l'Internet international et aux réseaux sociaux. Dans le même temps, elle a poursuivi et accéléré l'élimination et la purge de ses propres rangs. La stratégie criminelle des dirigeants, en particulier d'Ali Khamenei, pour contenir la pandémie de Corona, la poursuite des programmes dévastateurs sur la question environnementale, la poursuite des politiques nucléaires coûteuses, la politique de tension et de soutien aux groupes paramilitaires dans la région, la poursuite de la politique belliqueuse envers l'Occident et en particulier les États-Unis, ont été caractéristiques des actions de la République islamique.

     

    La gouvernance "Velayte" sous la direction d'Ali Khamenei en tant que "chef spirituel" a poursuivi son projet d'harmoniser et d'aplanir les rouages de l'Etat, de réduire certaines composantes de ses multiples factions en les mettant à l'écart et les mutations des vassaux afin de préparer les bonnes conditions pour sa succession parmi ses proches. La succession de Khamenei est devenue un défi majeur pour le régime. Cependant, les différentes factions se préparent à l'avenir du régime dans l'ère post-Khamenei. Les conflits au sein du microcosme du régime au sujet de la succession, associés à une gouvernance inefficace, à la corruption et à diverses crises, notamment économiques, dans le contexte d'un mécontentement populaire croissant, pourraient s'accumuler et être les déclencheurs d'une contestation du régime pendant cette transition du pouvoir.

     

    L'inefficacité, l'incompétence et la structuration du régime de la République islamique pour diriger le pays dans cette période délicate pour la nation ont accru la méfiance de la majorité de la population envers le système politique. Une grande partie de la société ne veut plus accepter l'emprise du gouvernement et réclame des changements fondamentaux dans la situation actuelle. Pour gouverner, la République islamique recourt à la répression systématique et s'appuie sur le clergé institutionnalisé du régime, les Gardiens de la révolution, les nombreux services de renseignement, les forces d'extrême droite et une base étroite de la société iranienne, la bande mafieuse de la fortune et du pouvoir, les couches de la bourgeoisie (traditionnelle, marchande népotique, militaire, financière, immobilière). La capacité du gouvernement à répondre aux besoins de la société a été sérieusement ébranlée. La crise politique a englouti le régime et en réduisant sa base sociale, le processus de chute du pouvoir s'est accru au sein du régime. La crainte du peuple à l'égard du régime s'est effondrée et la crainte du gouvernement à l'égard du peuple s'est accrue. L'équilibre des forces change au détriment du gouvernement. L'opposition au gouvernement se généralise.

     

    Ali Khamenei, le Wali Faquih (Guide suprême), tente de contenir la crise profonde de la société afin de résister aux pressions internes et externes sur le régime en s'appuyant sur ses vassaux et en uniformisant l'appareil d'État à sa guise et en propulsant Ibrahim Raissi, qui symbolise les exécutions sommaires de prisonniers politiques (*), à la tête du pouvoir exécutif. Ali Khamenei envisage d'instaurer une "société islamique" dans le pays. Mais ce n'est qu'un rêve pour couronner de succès sa "démarche", qui ne sera jamais réalisée.

     

    (*) NDLR :

    L L'actuel président était membre d'un groupe qui a mis en œuvre la "solution finale" pour ses opposants politiques emprisonnés. Ce groupe a décidé d'exécutions sommaires sans recours à la justice et sans la présence d'avocats, qui ont eu lieu immédiatement dans les prisons iraniennes en 1988 . Dans un enregistrement publié après sa mort, l'ayatollah Montazéri (successeur désigné de l'ayatollah Khomeiny au début de la révolution iranienne, mais écarté en raison de ses prises de position et de sa désapprobation de la politique du nouveau régime) a qualifié les membres de ce groupe de "criminels qui seront reconnus dans l'histoire". Cette bande a été enregistrée lors de l'audition de ce groupe par l'ayatollah Montazéri.

     

    La crise économique dévastatrice et l'aggravation de la division des classes sociales

     

    L'économie iranienne est confrontée à de nombreux défis. Avec la poursuite de la crise "récession-inflation" et 3 ans de sanctions, elle s'est contractée d'au moins 17% entre le 21 mars 2018 (début de l'année iranienne, 1397) - fin février 2020 (fin de l'année 1396) par rapport à 2017 (1396), prise comme référence.

    Le produit intérieur brut (PIB) a été divisé par deux au cours des quatre dernières années et le taux d'investissement a diminué, de nombreuses unités de production industrielle ont été fermées ou leur capacité a diminué, la pauvreté et le chômage ont augmenté, la fuite des capitaux s'est accélérée et la valeur de la monnaie iranienne (Rial) s'est fortement dévaluée par rapport aux devises étrangères. Au cours de cette période, la chute de la valeur des actions à la Bourse de Téhéran a augmenté le nombre de personnes laissées pour compte.

     

    L’intensification de la crise économique a constamment aggravé la condition des ménages salariés. Environ un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté absolue. Plus de 90 % des travailleurs ne peuvent pas subvenir à leurs besoins essentiels avec leur salaire actuel. La classe moyenne urbaine s’appauvrisse également progressivement. La majorité de cette partie de la population a perdu son statut social et même son habitat, elle est repoussée à la périphérie des villes et se confond avec le sort des pauvres.

    Dans un pôle, la proportion de pauvres à la périphérie des villes a connu une augmentation sans précédent, et dans un autre pôle, des richesses colossales se sont concentrées entre les mains d'une mince frange de la population qui bénéficie de rentes multiples. La classe moyenne est en déclin et se réduit considérablement. Selon les statistiques de la Banque centrale, en 2021 (année iranienne 1400), l'écart entre les classes est très impressionnant. En effet, selon le magazine Forbes, l'Iran est le 14ème pays au monde en termes de nombre de milliardaires. Ce qui est plus choquant, c'est qu'il est classé premier au Moyen-Orient. Le nombre d'Iraniens fortunés a augmenté de 21 % et leur richesse a également augmenté de 24,3 % (en dollars) en un an. Cependant, plus de 60 % de la population iranienne souffre d'une pauvreté relative. Selon l'Organisation de la sécurité sociale, 30 % de la population iranienne vit sous le seuil de pauvreté absolue.

     

    Avec la crise économique actuelle et les effets dévastateurs des sanctions américaines, la paralysie économique du pays est une réelle possibilité. La structure politique, les mesures et les politiques de la République islamique et les influences des bandes du "pouvoir-richesse" et les fractions de la bourgeoisie empêchent toute ouverture profonde de l’économie du pays. Sans un changement structurel de la politique actuelle, il ne sera pas possible de sauver l’économie du pays. Si un accord minimal sur la question nucléaire iranienne et de nouvelles ouvertures pour la République islamique pour mettre en œuvre l’accord stratégique avec la Chine pouvaient apporter de nouvelles opportunités pour la survie du régime, cela ne signifie pas pour autant la fin de la situation économique chronique actuelle.

     

    L'ouverture en profondeur de l'économie du pays dépend de changements structurels dans la politique du pays.

     

    Corona et les effets destructeurs de l’interdiction d’importer des vaccins

    L’Iran a été l’un des premiers pays où la pandémie de Corona a été largement développée. La République islamique est l’un de ces États qui n’ont pas pris de mesures immédiates pour empêcher les rassemblements et les mouvements. La vaccination a donc commencé avec un retard considérable sous la forme de mesures disparates et inadéquates. Ali Khamenei méprisait la vie de la nation en interdisant l’importation de vaccins validés aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Sa décision a entraîné des occasions manquées et a coûté la vie à des dizaines de milliers de nos compatriotes. C’est une décision criminelle contre notre peuple. Il révèle comment la vision de la « sécurité » l’emporte sur le souci de la prévention de la santé publique et révèle la corruption et la cupidité économique parmi les organismes gouvernementaux responsables qui détiennent les rouages du gouvernement. L’Iran a un bilan très négatif et se classe dernier dans le classement des indicateurs pour le traitement de la Corona. Selon les données officielles des autorités de la République islamique, plus de 120000 de nos compatriotes ont perdu la vie à cause de la Corona. Ce bilan continue de croître. Les statistiques réelles donnent deux fois plus de chiffres que les statistiques officielles.

     

    Le Parti de Gauche d’Iran (fédayin du peuple) salue les sacrifices et le sens des responsabilités du personnel de santé et de sécurité sociale et des institutions populaires du pays. Il souligne la nécessité d’exercer une pression publique sur la République islamique pour accélérer la vaccination générale en fournissant des vaccins de toutes les sources approuvées par l’Organisation mondiale de la Santé.

     

    État catastrophique de l’environnent

     

    La crise environnementale que connaît notre pays dans divers domaines, dont l'eau, a atteint des dimensions dévastatrices dont la responsabilité première incombe aux dirigeants de la République islamique. L'utilisation irresponsable des ressources naturelles en eau, les conséquences de l'établissement d'industries consommatrices d'eau dans des régions où il y a pénurie d'eau, le détournement des rivières, la construction de barrages et de puits profonds, l'utilisation excessive des eaux souterraines, l'abandon de l'impératif de réorganiser et de modifier l'agriculture pour accroître la productivité grâce à l'utilisation de technologies modernes sont des politiques qui mettent gravement en danger le sort de nos agriculteurs et provoquent des pénuries d'eau dans diverses régions et, en fin de compte, l'exode de millions de personnes vers les banlieues des grandes villes.

     

    Le changement climatique exige une action sérieuse à trois niveaux : international, régional et national. Dans l'arène internationale, coordonner activement la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les meilleurs délais. Dans l'arène régionale, coordonner et parvenir à un accord avec les pays voisins pour garantir le "droit à l'eau" partagé et la protection de l'environnement. Au niveau national, il est impératif de prévoir des programmes à court, moyen et long terme pour protéger l'écosystème. Il est nécessaire de créer un comité d'experts sur l'environnement et de garantir leur autorité pour une programmation globale aux niveaux national et régional. Il s'agit d'une première étape concrète pour prévenir la dégradation de l'environnement et gérer la crise de l'eau et de l'environnement dans le pays. Malheureusement, certains militants iraniens de l'environnement ont été attaqués et poursuivis par les autorités pour leur implication dans les questions susmentionnées.

    Le Parti de Gauche d’Iran (Fédayin du Peuple) estime qu'il est nécessaire de proposer des programmes et des règlements adéquats et de prendre des mesures efficaces contre la pollution de l'air, la déforestation, la destruction des pâturages et des marais. Nous voulons remplacer les énergies fossiles et nucléaires par des énergies propres. Nous croyons à l'optimisation de la consommation d'énergie et à la réduction des déchets contaminés en mettant l'accent sur le respect des normes environnementales. Nous sommes convaincus de la nécessité de planifier ces mesures. Nous collaborons avec des organisations et des comités sur les questions et les mesures environnementales pour une planification nationale et régionale appropriée et pour prévenir la dégradation de l'environnement et gérer la crise de l'eau et des écosystèmes. Nous appelons à respecter les conventions internationales sur l'environnement afin d'éliminer le risque de réchauffement de la planète. Nous soutenons toutes les mesures internationales nécessaires à la protection de l'environnement. Nous demandons la libération immédiate des militants écologistes.

     

    Les protestations augmentent et la crainte des gens à l'égard du gouvernement diminue

    Les manifestations du 20 janvier... et du 20 novembre... ont changé le visage politique de l'Iran. Les protestations populaires du Khuzestan et les manifestations de soutien dans un certain nombre de villes sont essentiellement une continuation des protestations du 20 novembre.

    Ces luttes et protestations visent la République islamique et son dirigeant Ali Khamenei. La colère accumulée et la chute de la peur sont les deux principales composantes de la physiologie sociale de l'Iran d'aujourd'hui. Elles indiquent la montée des mouvements protestataires.

     

    Parallèlement à ces soulèvements de rue, nous assistons à la montée des protestations et des grèves revendicatives de la part de diverses couches sociales, des travailleurs, des enseignants, des retraités, des travailleurs de la santé, des femmes, des étudiants et des agriculteurs, comme en témoigne un grand nombre de grèves dans tout le pays. Les grèves des travailleurs de Haft-Tapeh , de l'usine sidérurgique d'Ahwaz et la vaste grève des travailleurs du projet pétrolier et pétrochimique en sont des exemples. Plus de deux mille soulèvements civiques, grèves de travailleurs, de femmes, de ruinés, de retraités, de derviches, de colporteurs kurdes, de distributeurs de carburant baloutches, d'étudiants, d'enseignants et d'agriculteurs ont eu lieu.

     

    La poursuite et l'extension des protestations, des grèves et des vagues de manifestations populaires affaiblissent et sapent la République islamique. Le mécontentement de la base sociale et du corps du gouvernement favorise l'affaiblissement du pouvoir et le développement de la désobéissance dans les rangs des forces répressives. Il prépare les conditions de l'arrêt de l'utilisation des méthodes répressives violentes contre les manifestants populaires. Elles affaiblissent progressivement la volonté tyrannique. La poursuite de ce processus aura un impact sur le contrôle politique et le pouvoir répressif du gouvernement.

     

    Le déplacement d'une grande partie de la classe moyenne vers les plus pauvres les a marginalisés et confondus avec ces derniers, créant ainsi un nouveau groupe social très important avec ses propres caractéristiques. Le brassage de la classe moyenne inférieure avec les pauvres vivant à la périphérie des villes, d'une part, et le développement de l'accès aux réseaux sociaux et aux médias pour s'informer sur la réalité du pays et du monde, d'autre part, fédèrent la démocratie et la justice sociale comme deux composantes essentielles. Ainsi, la demande de démocratie visant la justice sociale devient une nécessité et augmente son poids en tant que question urgente du jour pour la transformation future du pays. Ce processus a affecté la composition des forces sociales et les revendications et slogans du mouvement populaire.

     

    Lier les manifestations populaires aux demandes des différents groupes sociaux est une nécessité qui peut renforcer ces mouvements. Il est de notre devoir de renforcer la solidarité entre les différentes parties des mouvements populaires.

     

    Politique étrangère de tension, négociations sur nucléaire iranienne et de région

     

    La politique étrangère de la République islamique durant cette période n'était pas fondée sur la détente, la consolidation de la paix dans la région, les échanges culturels, les besoins de la croissance économique et les intérêts nationaux du pays. Elle visait à préserver "les intérêts du régime" et à exporter les impératifs idéologiques au lieu des besoins nationaux et de l'établissement de relations constructives entre les pays de la région. Au cours de cette période, la politique d'hostilité à l'égard de l'Occident, notamment des États-Unis et d'Israël, et la division des pays en amis et ennemis se sont poursuivies sans relâche.

     

    En se retirant de l'accord international sur le nucléaire iranien et en exerçant des sanctions extrêmes et complètes, l'administration Trump a rendu la vie plus difficile au peuple iranien. La politique de Joe Biden est de reprendre ces pourparlers, mais avec de nouvelles conditions telles que la limitation de la portée des missiles iraniens et la limitation de l'influence de la République islamique dans la région. La République islamique poursuit cependant sa politique d'acquisition de connaissances et de technologies en matière de construction de bombes nucléaires. Jusqu'à présent, une telle politique a causé d'énormes dommages à notre pays, a imposé des coûts extrêmement élevés à notre peuple et peut mettre notre pays dans un danger accru, y compris une guerre désastreuse.

     

    Nous sommes contre le projet nucléaire de la République islamique. Nous considérons que le début des négociations pour rétablir l'accord sur le nucléaire iranien et l'abrogation des sanctions économiques sont dans l'intérêt de notre peuple. Nous insistons également sur la détente dans la région et la négociation pour rétablir des relations normales avec nos voisins.

     

    Selon nous, la politique unilatérale "vers l'Est" et l'hostilité à l'égard de l'"Ouest", en particulier des États-Unis, sont contraires à nos intérêts nationaux. Nous appelons à la fin de cette hostilité et à une politique équilibrée et positive avec les pôles mondiaux. Nous saluons l'adhésion de l'Iran aux traités régionaux et internationaux non militaires qui garantissent nos intérêts nationaux. L'adhésion de notre pays à l'Organisation de coopération de Shanghai sera dans l'intérêt national de l'Iran si elle est accompagnée d'une politique équilibrée avec les pôles mondiaux. Toutefois, contrairement à la perception des dirigeants de la République islamique, les deux principaux pays de cette organisation, à savoir la Chine et la Russie, profiteront facilement de la démarche de la République islamique pour garantir leurs intérêts. Le protocole d'accord entre la République islamique et le gouvernement chinois, dont le texte officiel n'a pas encore été publié, comporte de nombreuses ambiguïtés. Jusqu'à présent, les informations montrent que ce mémorandum, qui s'appuie sur les politiques actuelles de la République islamique, ne garantirait pas nos intérêts nationaux.

     

    Nous sommes opposés à la polarisation des relations internationales, à la division des pays et des nations en amis et ennemis. Nous considérons qu'il est essentiel d'établir des relations équilibrées et mutuellement bénéfiques avec tous les pays afin de garantir nos intérêts nationaux.

     

    En tardant à accepter les articles du GAFI, la République islamique met en danger l'économie du pays. Cette politique se fait au détriment du peuple iranien. Nous exigeons l'acceptation du GAFI.

     

    La domination désastreuse des Talibans sur l’Afghanistan est l’un des évènement majeur récent pour notre pays, la région et le mode entier. La poursuite de cette domination pourrait aboutir à des agitations (désétatisation) de la région et constituer un tremplin favorisant de courants extrémistes comme Daesh et Al-Qaïda et ajouter davantage des problèmes pour notre pays. Il faut combattre les talibans et soutenir les luttes démocratiques et progressistes du peuple afghan Nous devons accueillir les réfugiés afghans à bras ouverts.

     

    La reconnaissance officielle du gouvernement exclusivement taliban sans la présence d'autres courants politiques afghans pour former un gouvernement d'unité au-delà de la seule tendance fondamentaliste et sectaire est contraire aux intérêts nationaux du peuple afghan et met en danger la sécurité et la paix dans toute la région.

    Les politiques impérialistes et hégémoniques des états- unis et les politiques néfastes de ses alliés, en particulier l’intimidation du gouvernement israélien et son opposition à la formation d’un État palestinien indépendant sur la base des résolutions de l’ONU a transformé le Moyen-Orient en un champ d’hostilité et de guerres via des force interposés. Elles ont ouvert la voie aux renforcement des forces extrémistes comme le Daesh. Sortir de la situation actuelle exige un dialogue et des négociations entre gouvernements belligérants, rompre le cercle d’hostilité et de guerre et mettre un arrêt de la production d’armes nucléaires et destruction massives et s’orienter vers des coopérations économiques, politique et culturelle.

    Nous considérons qu’il faute mettre fin à l’implication militaire de la République islamique dans les conflits régionaux et ses aventures dans la constitution des forces paramilitaires dans les pays de la région, abandonner la politique expansionniste et normaliser des relations avec tous les pays, en particulier les pays limitrophes, et reconnaître le gouvernement israélien dans l’intérêt du peuple iranien.

    Pour la transition de la République islamique

    La République islamique est confrontée à un ensemble de crises qui se sont accumulées et entremêlées : légitimité, gestion et incompétence, économie, environnement, participation et confiance sociale, corruption systémique et systématique, moralité et politique étrangère. Ces crises menacent l'avenir de notre pays. Pour les surmonter et sortir de l'impasse, notre peuple doit se passer de la République islamique et établir un système fondé sur sa libre volonté.

    En tant que Parti de Gauche d’Iran (Fédayin du Peuple) militant pour le socialisme démocratique, il fait campagne dans les circonstances actuelles pour le dépassement et transition de la République islamique et pour l'établissement d'une République laïque et démocratique. Nous appelons toutes les forces démocratiques, de gauche et éprises de liberté, les militants sociaux et civiques, les personnalités (indépendants NDLR), tous les mouvements et partis nationaux à coopérer et à s'unir afin de créer un régime basé sur la libre volonté du peuple iranien. Un régime qui respecte les croyances et la religion de chaque citoyen et qui est basé sur la séparation complète de la religion et de l'Etat. Un pouvoir qui se sent responsable devant le peuple et qui garantit sa sécurité et répond à ses besoins économiques et sociaux. Un régime qui assure le développement durable, élimine toutes les formes de discrimination sexuelle et sexiste, religieuse et idéologique, respecte les croyances et l'égalité des droits des femmes avec les hommes. Un régime qui adhère à la Déclaration universelle des droits de l'homme et qui respecte la volonté du peuple exprimée par les votes dans tous ses organes et institutions de gouvernance.

    Notre stratégie

    Notre stratégie est fondée sur le dépassement de la République islamique par une transition pacifique. Elle s'appuie sur les mouvements sociaux, les institutions civiques, les mobilisations populaires et ouvrières, les pauvres, les classes moyennes sous pression, les enseignants, les étudiants, les retraités, les artistes, les acteurs culturels et les universitaires. Nous considérons et soutenons les organisations indépendantes et populaires. Nous agissons pour fédérer les manifestations populaires explosives, les grèves syndicales et/ou générales et les autres formes de désobéissance civique comme autant de voies pour la transition démocratique du régime de la République islamique. Nous soutenons fortement ces voies. En même temps, nous considérons que les luttes populaires contre le régime visant à le faire reculer dans tous les domaines, quelle que soit leur ampleur, sont bénéfiques pour le progrès démocratique. Elles constituent des avancées dans la lutte contre la tyrannie religieuse. Nous nous battons pour des élections libres, conformément aux normes internationales, et pour garantir les conditions nécessaires à leur déroulement.

    Nous croyons en l'organisation indépendante du peuple. La transition de ce régime et l'établissement de la démocratie et de la justice sociale ne sont possibles que par les luttes nationales et la large mobilisation sociale des différentes couches sociales de notre peuple. Nous insistons sur la nécessité d'établir des liens entre les mouvements de protestation de ces couches. Notre objectif est de soutenir les luttes de ces groupes sociaux et de renforcer la solidarité entre eux.

    Notre slogan stratégique est la transition de la République islamique vers une république laïque et démocratique et la mise en place d'une assemblée constituante pour rédiger une nouvelle constitution. Le dialogue et nos actions concrètes au quotidien servent cet objectif.

    Nos coopérations, coalitions et alliances

    La situation actuelle est délicate et la perspective de développement des évènements exige que nous poursuivions nos politiques avec davantage d’attentions et de manière plus explicite. Nos actions à ces propos sont les suivantes :

    Formation du bloc gauche

    Le Parti de Gauche d’Iran (Fédayin du Peuple) estime que la coopération et la convergence entre les forces de gauche et celles qui sont fidèles aux idéaux du socialisme démocratique, qu'elles soient organisées ou individuelles, sont des étapes positives pour renforcer la défense des intérêts et des revendications des ouvriers et des travailleurs et des pauvres. Ils peuvent influencer positivement l'émergence de la gauche iranienne en tant que force active dans les développements politiques du pays. Nous sommes prêts à travailler ensemble pour former un bloc de forces de gauche. Un bloc capable de faire entendre la voix des travailleurs, d’autres catégories d'employés, des salariés, des classes inférieures de la société dans l'arène politique du pays.

    Nous sommes prêts à dialoguer à tous les niveaux avec toutes les forces qui se disent de gauche et socialistes, et même à mener des actions communes sur des questions qui concernent les mouvements sociaux des travailleurs, des femmes, des retraités et autres, et même sur des questions théoriques.

    Coopération et convergence, forces républicaines laïques et démocrates

    Le Parti de Gauche d’Iran (Fédayin du Peuple) s'oppose au régime absolu, monarchique, héréditaire, perpétuel et idéologique en Iran. Nous pensons que la formation d'une collaboration ou d'une convergence d'actions entre les courants républicains laïc et démocratique est une nécessité. Nous pensons qu'ils doivent s'engager dans un processus de dialogue et de large coopération pour parvenir à un centre républicain dans l'arène politique du pays afin de former une large coalition qui couvre les partis politiques et les militants.

    Dialogue, coopération, unité d’action, accord et compréhension mutuelle pour la transition de la République islamique:

    1. Notre principe est de dialoguer avec les forces politiques opposées et critiques de la République islamique. Sur cette base, nous sommes favorables à un dialogue avec elles sur l'un ou l'ensemble des objectifs suivants : Compréhension mutuelle des positions de chacun, examen des obstacles à la coopération des forces et des moyens de les surmonter, recherche d'un terrain d'entente et de coopération.

    2. Nous œuvrons pour la coopération et l'unité d'action dans les campagnes politiques et les actions de défense des libertés et des droits de l'homme.

    3. Pour la transition de la République islamique, nous nous engageons à respecter les principes de la démocratie, à savoir le pluralisme, les élections libres, la primauté des urnes, la mise en place d'une assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution.

    Les partisans de la réforme et les opposants critiques au sein du régime

    Après plus de deux décennies d'expérience des conflits internes au régime, les réformes de la République islamique n'ont pas trouvé d'issue. De larges pans de la société ont fini par comprendre que la République islamique n'accepte pas les réformes. En outre, Khamenei et ses vassaux ont exclu les réformateurs du cercle du pouvoir. Cela est devenu plus clairement visible lors des récentes élections parlementaires et présidentielles. L'accélération du processus de désintégration au sein du front réformiste et le renforcement de la tendance radicale des réformistes sont un pas vers le renforcement du mouvement démocratique du peuple iranien.

     

    Nos politiques

     

    Défendre les luttes et les revendications des travailleurs

    Ces dernières années, la lutte de classe des travailleurs iraniens a pris une place prépondérante dans les luttes sociales. Les grèves des travailleurs à travers l'Iran, en particulier celles des travailleurs du Haft-Tapé et des travailleurs du CCD dans l'industrie pétrolière et pétrochimique, ont reflété un large écho au sein de la société et ont attiré le soutien et la solidarité de larges pans de la population. Au cours de ses longues luttes, la classe ouvrière iranienne a acquis une expérience précieuse et a progressé dans son organisation. Elle a façonné les luttes sociales et fait de la justice sociale l'une des questions les plus urgentes dans le pays.

    Le Parti de Gauche d’Iran (Fédayin du Peuple) soutient les luttes des travailleurs dans leurs revendications, pour former des syndicats de travailleurs et d'autres organisations indépendantes. Il soutient leurs luttes contre la recherche de la rente, la "Résistance" et les politiques néolibérales qui attaquent les acquis du mouvement ouvrier.

    Nous nous battons pour de nouvelles lois progressistes du travail qui correspondent aux besoins des travailleurs et garantissent leur juste rémunération en fonction du coût de la vie, le paiement régulier des salaires sans délai, la création d'emplois, la sécurité sociale et les allocations de chômage, la liberté de s'organiser et de faire grève, l'interdiction de poursuivre les militants syndicaux, l'abolition des contrats de travail à durée déterminée dans les emplois continus, l'arrêt et la cessation de la privatisation des grandes unités de production et des services publics, l'interdiction du travail des enfants, l'élimination de la discrimination sexuelle et la pleine égalité des droits entre les travailleurs et les travailleuses.

    Combat persévérant des forces de gauche

    Malgré la répression massive des forces de gauche dans les années 1980 , on assiste à l'émergence de forces de gauche dans les décennies suivantes dans les universités, parmi les travailleurs de l'industrie, dans différents domaines tels que les questions théoriques, la traduction des œuvres classiques de gauche et les penseurs de la nouvelle gauche. Les forces de gauche à l'intérieur et à l'extérieur du pays mènent des luttes préservées dans différents domaines. D'autre part, certaines presses combattent officiellement la gauche et attaquent l'histoire, la pensée et l'existence de la gauche sous divers prétextes. Nous condamnons la répression des forces de gauche et la négation de son histoire. Nous saluons et soutenons les efforts intellectuels et pratiques des militants de gauche pour diffuser les valeurs et les aspirations de la gauche et pour faire face à la propagande anti-gauche des presses de droite.

    Lutte contre la discrimination à l'égard des femmes

    Le mouvement des femmes est le plus profond des mouvements sociaux et constituent le fondement du mouvement démocratique contre la République islamique. La République islamique est la manifestation de la discrimination et des violences exercées contre les femmes et tous ceux qui ont une orientation sexuelle ou une identité de genre différente. Les combats des femmes dans notre pays contre la discrimination et la violence et le l’abolition du hijab obligatoire ont une quarante ans d’histoire.

    Le Parti de Gauche d’Iran (Fédayin du Peuple) prône l'égalité des droits entre les femmes et les hommes. Nous soutenons la lutte contre le patriarcat, le port obligatoire du voile, l'élimination de toutes les formes de discrimination et de violence physique, morale et sexuelle, l'égalité des droits dans tous les domaines, comme l'égalité des droits à l’héritage (*), le droits au mariage ou au divorce et à la garde des enfants, le refus du mariage forcé à un âge précoce, le droit à l'éducation au plus haut niveau avant ou après le mariage et, en général, l'égalité d'accès à la vie sociale, économique et politique. Nous condamnons la violence contre les femmes ayant une orientation sexuelle ou une identité de genre différente. Nous soutenons la reconnaissance de leurs droits égaux à ceux des autres citoyens du pays.

    (*) La part des hommes et des femmes n’est pas la même, NDLR),

    Développement des luttes des enseignants

    Les enseignants de notre pays vivent dans des conditions difficiles avec de faibles salaires. Ils essaient depuis de nombreuses années d'obtenir des salaires plus élevés, une assurance sociale efficace, une harmonisation des salaires et une amélioration des conditions de travail en organisant des rassemblements nationaux et des manifestations permanentes. Cependant, ils n'ont reçu que des promesses de la part du gouvernement et des autorités compétentes. Nous soutenons leurs luttes pour la libération des enseignants emprisonnés, pour la reconnaissance de leurs droits syndicaux, pour une augmentation de leurs salaires et le reste des revendications des enseignants actifs et retraités, pour leur participation à la gestion des affaires éducatives et à la planification de l'éducation et pour une éducation gratuite pour tous.

    Des étudiants militants pour la liberté

    Au cours des quatre dernières décennies, le régime de la République islamique a continué à utiliser tous les moyens pour faire taire les voix des étudiants et contrôler l'université. Dans les universités du pays, il règne toujours une atmosphère de garnison militaire et la présence relativement visible des forces de sécurité. Nous soutenons le mouvement des étudiants et leurs protestations contre la répression des universités et leurs luttes pour la liberté et l'autonomie des universités, les activités coopératives et politiques pour eux-mêmes et le personnel universitaire.

    Défendre la liberté d’expression et d’action des artistes et des créateurs culturels du pays

    Le Parti de Gauche d’Iran (Fédayin du Peuple) soutient la liberté d'activité des écrivains, des artistes de théâtre et de cinéma, des cinéastes et des journalistes, qui sont toujours poursuivis et harcelés par les organes répressifs d'inquisition des croyances du régime. Nous luttons pour l'abolition de la censure et l'interdiction de poursuivre les écrivains, journalistes, cinéastes et créateurs de culture. Nous les soutenons dans la création de leurs organisations et pour leur reconnaissance. Nous luttons pour leur indépendance d'action dans les domaines qui les concernent, pour l'épanouissement et la promotion des différentes disciplines, pour leur donner les conditions nécessaires au progrès et au développement des différentes branches culturelles, pour leur allouer des budgets afin d'encourager l'innovation et la créativité dans les différents domaines d'activités artistiques et culturelles. Nous soutenons également les luttes des acteurs et créateurs culturels pour leur assurance maladie et leur sécurité sociale. Nous demandons la libération des membres emprisonnés de l'Association des écrivains iraniens.

    Luttes nationales et ethniques

    Le Parti de Gauche d’Iran (Fédayin du Peuple) insiste sur les droits nationaux et ethniques, l'égalité des droits pour tous les citoyens, quelles que soient leurs différences nationales, ethniques, linguistiques et religieuses, le choix personnel de sa propre vie, l'absence de centralisation, la nécessité que les affaires des régions soient gérées par leurs habitants, et le droit à l'éducation dans la langue maternelle. Nous défendons les droits nationaux et ethniques et soutenons les luttes des militants nationaux et ethniques pour éliminer la discrimination.

    Lutte contre la corruption et l’extradition

    La corruption et l’extradition sont structurelles dans le régime de la République islamique. La lutte contre la corruption gouvernementale est liée à la lutte contre la tyrannie. La lutte contre les loyers et la corruption exige une clarification des activités économiques, des médias libres et la possibilité de surveiller les médias et les syndicats, les syndicats et les organisations non gouvernementales sur les activités économiques du gouvernement et de ses fonctionnaires. Nous mettons l’accent sur la transparence dans les activités économiques, la lutte contre la corruption et l’extradition, et la liberté d’information.

    Lutte contre la corruption et la rente

    La corruption et la rente sont structurelles dans le régime de la République islamique. La lutte contre la corruption institutionnelle est la même que la lutte contre la tyrannie. La lutte contre la rente et la corruption passe par la transparence des activités économiques, la liberté des médias et la création des conditions permettant aux médias et aux syndicats, ainsi qu'aux organisations coopératives non gouvernementales, de contrôler les activités économiques du gouvernement et de ses hauts fonctionnaires et employés. Nous insistons sur la transparence des activités économiques, la lutte contre la corruption et la recherche de rente, et la liberté d'information

    Lutter pour les droits de l'homme et l'égalité des droits

    La violation des droits de l'homme fait partie de la structure discriminatoire de la République islamique. De nombreux militants civiques et mouvements sociaux, des femmes, des enseignants, des travailleurs, des écrivains, des journalistes, ceux qui pensent différemment, des avocats spécialisés dans les droits de l'homme, des militants écologistes, des adeptes d'autres religions et croyances, sont actuellement emprisonnés, torturés et condamnés à de longues détentions et à des exécutions. La République islamique a l'un des taux d'exécution les plus élevés au monde. Nous nous opposons à la peine de mort et soulignons la nécessité de poursuivre et d'étendre les actions contre les exécutions dans l'unité. Nous luttons pour la libération de tous les prisonniers politiques et syndicaux. Le Parti de Gauche d’Iran (Fédayin du Peuple) condamne la violation généralisée des droits des dissidents, des femmes et des personnes ayant une orientation sexuelle différente, des minorités religieuses (sunnites, zoroastriens, juifs, bahá'ís, nouveaux convertis au christianisme et derviches) et la discrimination à l'égard des Afghans vivant en Iran et des autres citoyens non iraniens.

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